Lundi, 30 septembre 2013

ON PROGRESSE, ON RÉGRESSE

Dans les premières minutes de ma conférence "Destinés à réussir", pour illustrer un point important de leadership personnel, tel un comédien, j’incarne deux personnages qui nous sont bien familiers.

 
Imaginez la scène! Elle se répète chaque année, pour les célébrations du nouvel an en famille. Il y a ce beau-frère, cousin ou autre qui, en qualité de nouveau riche, s’approche de nous, son assiette en carton à la main et nous demande machinalement et de façon bien absente «Et puis Marc André!? Comment va la business??». Et comme la plupart d’entre vous qui êtes entrepreneur ou travailleur indépendant - je réponds que mon industrie a connu des corrections  et je développe de nouvelles sources de revenus, donc plus de dépenses pour lancer l’affaire, etc.

Et lui, de me répondre «Heureusement, ça ne se passe pas comme ça pour moi... Non!  Nous, on est stable. Notre business roule toute seule. On a plus ou moins les mêmes chiffres, année après année. Ouais! tout va bien! Même business, mêmes clients, même place, j’ai la même auto pis la même maison! Pis la même femme! Hahaha!!».



En connaissez-vous, des gens comme ça? Peu importe, qui que l’on soit, la pire chose qu’il peut nous arriver comme être humain, c’est de croire en une «courbe» de croissance linéaire horizontale. Parce que rien ne «roule tout seul». En fait, c’est faux. Il y a cette fameuse bille qui roule d’elle même. Oui, grâce à la gravité. Ce qui veut dire que si c’est ainsi, c’est qu’elle est sur une pente descendante... Idem pour notre personnage précédent. Et de nous-mêmes qui aurions choisi la voie facile et laisser nos compétences d’hier dicter le succès de notre carrière d’aujourd’hui et de demain! Et pour un quadragénaire ou plus, le fait d’utiliser un iPhone n’a rien à voir avec le fait d’avoir fait un pas en avant. Trop facile.

Tout est dynamique et rien n’avance seul. Les gens d’affaires les plus dominants que je rencontre ont tous le même discours : il faut se battre chaque jour, rien n’est jamais acquis. Même mon garagiste, un colosse de 61 ans - à qui on n'en donnerait pas plus de 45 - ne cesse de prendre des formations et poser des questions. Comme il dit, «Quand t’arrêtes, t’es fini». Son atelier est toujours plein.

D’AUTRES MÉTAPHORES :
  • Même si le Nasdaq ou le TSX ont terminé au même indice le soir que le matin, le mouvement de la courbe est hallucinant. 
  • Au ballon chasseur, si je reçois le ballon au torse alors que je suis inerte, je tomberai et j’aurai mal au ventre. Si je suis en mouvement, la même force d’inertie subie se gérera beaucoup mieux et l’impact sera moins néfaste.
  • Un lac ou un étang qui stagne, meurt.
On progresse ou on régresse. À nous de choisir.

MARC-ANDRÉ MOREL
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