Dimanche, 29 septembre 2013

SE PROPULSER AU DÉTOUR DE L’ÉTÉ

 

Pas facile le retour au bureau après les vacances d’été. À ce stade-ci, la plupart d’entre vous avez eu votre part du congé estival. Peu importe où vous vous situez sur le spectre de votre atterrissage face à la «réalité» comme on dit, certains facteurs nous ralentissent ou nous propulsent afin de prendre notre rythme de croisière. Je les ai segmenté selon cinq (5) catégories.

ÉNERGIE

Je ne sais pas qui est celui qui a dit qu’au retour des vacances, les travailleurs ont plus d’énergie, mais je n’ai pas vu son nom en liste pour un prix Nobel de la vérité! La plupart ont peine à lever la tête en marchant et traînent dans le retour de leurs courriels et messages - entre autres! Certains vont même qu’à parler plus lentement.

Blagues à part, si vous faites partie de ceux qui manquent d’énergie au retour, c’est normal. La meilleure façon de l’expliquer est la fameuse métaphore de la navette spatiale au décollage. Elle brûlera presque tout son carburant pour se lancer, 80% environ. Au retour d’une absence prolongée, nous sommes virtuellement dans la même situation.
 
Je vous suggère donc d’ajuster vos attentes. Car plus vous allez vous attendre à performer normalement et rapidement, plus vite vous allez brûler votre carburant et tomber sur vos réserves d’énergie (dangereux).



MOTIVATION

Les vacances agissent comme un amplificateur sur notre motivation au travail. Quelqu’un qui n’aime pas son travail se retrouvera encore plus démotivé que lorsqu’il a quitté pour les vacances. Inversement, plus une personne aime son travail et en est naturellement motivée, elle se verra redoubler de motivation au retour. On l’entendra dire : «Je pète le feu!», tandis que la première aura la mine basse, voire déprimée. Vous reconnaissez des collègues?  

Petits trucs: Prenez des pauses fréquentes. Et rappelez-vous qu’au top de sa forme, l’esprit humain cesse de bien fonctionner après cinq (5) heures de travail intellectuel par jour. Donnez-vous du temps avant d’atteindre ce niveau.
 
ORGANISATION

C’est vrai que parfois la pile sur le pupitre au retour est importante. Contrairement à ce que l’on pense, la première étape n’est pas de sauter dedans. Un peu comme l’on fait avec les enfants avant d’aller au lit, c’est de créer l’atmosphère (le bain, le pyjama frais lavé, les draps tirés, les appareils électroniques éteints, la lumière tamisée). Il s’agit de prendre le contrôle de notre environnement. Car si vous ne le faites pas, qui va le faire? Faites le ménage des photos, mémos et affirmations sur les murs de votre cubicule. Changez l’écran de place, quoi que ce soit... mais rendez votre environnement à votre goût et totalement inspirant. Aaaaaahhh....!!!  C’est le test ultime. Il faut que ça fasse Aaaaahhhhh!!!

Aussi, attaquez-vous aux tâches quotidiennes (tactiques) pour débuter, laissant les questions stratégiques pour plus tard. Et pour le reste, vous savez quoi faire (triez et déléguez le maximum aux gens que vous n’aimez pas!).



LEADERSHIP

Le ou la leader en poste n’est pas de notre contrôle. Et cet individu et son rôle ont une incidence importante sur notre niveau de performance, y compris au retour des congés. Peu importe votre relation avec votre leader et son niveau de compétences, la meilleure chose à faire est de négocier le transfert de vos responsabilités avant votre départ, des semaines avant. Question d’être le moins accaparé au retour.

SOCIAL

Comme dans tout bon environnement de travail, nous avons des collègues, dont certains sont des amis. Que vous soyez parti en Afrique, en Asie ou au camping Ste-Madeleine pour vos vacances, la tentation de raconter vos péripéties est grande. Celle de savoir tout tout tout peut même être encore plus grande. Les visites au distributeur à eau peuvent vous faire couler plus que vous ne le pensez. Le temps file quand on s’amuse. Et la concentration est difficile à retrouver. Sans compter cette précieuse énergie qui est sapée.

Quoi faire, quoi dire quand la pression de parler est trop forte? Dites aux intéressés que cela vous fera plaisir de raconter votre voyage après le travail, vers 18h00... Vous allez avoir la paix pour un bout. Pour vos amis du bureau, dites stop et rencontrez-vous au bar après le travail. Dans les deux cas, il faut choisir de ne pas tomber dans les pièges que vous crééz pour vous-même.



J’espère que cette chronique vous a aidée. Si c’est le cas, n’hésitez pas à inviter d’autres personnes à s’abonner en allant sur mon site. Ou répondez à ce message... et racontez-moi vos vacances!!

MARC ANDRÉ MOREL
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