Lundi, 9 septembre 2013

LA DÉTERMINATION POSITIVE DES FEMMES

J’ai toujours cru que la détermination des femmes était sans fin… je l’avais soulevé lorsque je parlais de bitchage, entre autres. Lorsque cette détermination est utilisée à des fins positives, cela donne des résultats remarquables.

 
Un exemple frappant, et si près de nous, est certainement la réussite de Pauline Marois. Dans un autre article, j’avais soulevé le fait qu’elle bitchait beaucoup trop les autres candidats durant la course à la chefferie. Je le pense toujours. Aujourd’hui, je veux souligner que cette femme, une année avant son élection, avait été abandonnée par la plupart des membres de son caucus et que plusieurs avaient exigé sa démission.

À l’époque, nous étions nombreux à penser que sa carrière politique était finie avec un « F ». Eh bien! non. Elle s’est accrochée et elle a continué d’avancer malgré les sarcasmes, malgré les pressions politiques et sociales, contre vents et marées. Elle a traversé un tsunami qui aurait pu ou dû la détruire. Ce qui est intéressant ici, c’est que, contrairement aux maires de différentes municipalités qui se sont accrochés à leurs fonctions, elle en a profité pour se donner un nouvel élan, pour aller plus loin.



Les maires se sont accrochés à leur navire tant bien que mal, en attendant d’abandonner le pouvoir (de manière plus ou moins gracieuse) pour les raisons qu’on connaît quelques mois ou quelques années plus tard. Mais Pauline Marois a tenu bon malgré l’ouragan et le fait que son navire prenait l’eau de partout. Elle a su restaurer son embarcation, recruter d’autres membres d’équipage et traverser la tempête pour arriver première au fil d’arrivée.

Nous ne discutons pas de la manière dont elle gouverne. Nous ne sommes pas là pour être en accord ou non avec ses politiques. Je tiens simplement à démontrer que la détermination et la persévérance féminine, lorsqu’elles sont utilisées à des fins constructives et positives, sont magnifiques. Je soulève ce phénomène également dans le but de démontrer que toute femme peut réussir ce qu’elle entreprend, pour peu qu’elle y croie.

En tant que femme, je sais pertinemment que nous passons un bon nombre d’années à nous laisser détruire par tout un chacun. Par la suite, nous nous détruisons nous-mêmes par manque de confiance. Puis, nous détruisons nos pairs par jalousie et aussi par manque d’estime personnelle.

C’est ainsi que trop de femmes passent à côté de brillantes carrières, de réalisations personnelles ou autres : parce qu’elles se sont arrêtées aux commentaires disgracieux et destructeurs des membres de leur famille, de leur entourage et même de parfaits inconnus sur les réseaux sociaux. Lorsque l’on a confiance en soi et que l’on croit en son produit, à son opinion, à ses compétences, que les autres soient d’accord ou non, cela n’a aucune importance. Nous ne pouvons plaire à tout le monde… et c’est tant mieux.



Les femmes doivent apprendre à mettre autant d’énergie, de foi, d’efforts et de détermination à construire qu’elles en mettent parfois à détruire. Pauline Marois demeure, me semble-t-il, un exemple assez percutant et réel prouvant que, même si nos jours sont officiellement comptés par les observateurs de tout acabit, il est possible d’atteindre nos rêves les plus fous, pour peu qu’on y croie et que l’on choisisse de ne pas se laisser atteindre par les énergies négatives de l’entourage. Comme le dit si bien le proverbe : « Les chiens aboient, la caravane passe. »

MARTHE SAINT-LAURENT

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