Mercredi, 20 juillet 2016

ÉNERGIE LIBRE. PAS TANT QUE ÇA

L'énergie libre de Tesla, beaucoup de monde connait. Paradoxalement, l'être humain est énergie et il n'est pas libre. Et ça, un nombre encore plus grand d’humains ignore qu’ils ne sont pas libres. Qu’à cela ne tienne, les pro-environnementalo-climato-convaincus verdissent l’avenir pour notre liberté.

 

Anne Robert Jacques Turgot disait que Tout homme est né libre. Jean-Jacques Rousseau l’affirmait également. Cependant, il poussa plus loin la réflexion lorsqu’il écrivit que « L’homme est né libre et partout il est dans les fers ».  Va pour la naissance. C’est après coup que cela se gâte. Lequel des deux s’est inspiré de l’autre? Je vous laisse à vos recherches.


De cet axiome, le mot libre dans un aspect de sa définition indique que nous ne sommes pas « la propriété d’un maître, en parlant de personnes, d’êtres humains, voire d’animaux », et par extension, « qui n’est ni esclave, ni servile. » Nous sommes loin de la coupe aux lèvres. Comment, dans nos sociétés régies par des lois politiques/religieuses, pouvons-nous nous gargariser de liberté alors même que cette notion nous assujettis à la soumission et à l’obéissance? Vous êtes libres d’en penser ce que bon vous semble.

La publicité, la politique, la religion perturbent la pensée, l’enclavent dans une direction, la dogmatisent, certes, mais nous continuons de nous penser dans un sentiment de liberté. Même drogués malgré nous, torturés, la liberté de penser demeure. Les conséquences de cette liberté prennent formes dans l’acte de parole, dans l’agir, l’action. La pensée en tant qu’énergie reste insaisissable, impalpable. Elle ne peut donc être objet de condamnation sans passer nécessairement par sa concrétisation, la « matérialité ». 

Pour éviter un châtiment, une peine d’emprisonnement ou autre, nous avons le choix d’agir à l’inverse de ce que nous pensons, afin de nous conformer à l’idéologie en place. Ni vu ni connu par les autorités qui sanctionnent les comportements récalcitrants. Avec le temps, ces privations de liberté, d’autonomie, d’indépendance agissent sur nous comme allant de soi. Les prétextes de sécurité, de contrôle, de balises étouffantes (lois) sont assimilés comme des gages d’harmonie, de paix pour la société en question. Conformité oblige.

Déchargés de nos pleins pouvoirs individuels, relégués au rang de moutons où de hautes instances anonymes décident du sort de la planète par la moralité de ce qui est bien ou mal, nous voilà objet et sujet de méprise, de menace, d’infâmes dangers pour la planète et sa survie. L’être humain vu, décrit, psalmodié comme le plus grand cancer de l’univers. Il faut l’amoindrir, l’écraser, le faire sentir moins que rien si nous voulons qu’il soit considéré comme secondaire, voire inutile sur cette terre. La terre souffrirait de notre présence, de notre pollution, de sa détérioration par notre consommation effrénée. 

Regardez les vidéos Voici de quoi aurait l’air le monde sans humain, La terre irait-elle mieux sans les humains? Demandez-vous qui subventionne une telle doctrine. Il n’est plus nécessaire de s’indigner sur les milliers de morts par meurtres, attentats ou autre puisqu’en conclusion de la première vidéo il est dit que « La terre n’a pas besoin de nous » (même si nous avons besoin d’elle). Que la fête commence.

Stop. Changeons les comportements en les pénalisant par des lois de plus en plus drastiques. Cessons de piller les ressources naturelles non renouvelables et tournons-nous vers le vert. Euréka!  Comme par hasard, les découvertes vont bon train. Les consciences sont appelées à se conformer aux énergies renouvelables, avec en grande pompe, l’énergie libre.

Tesla le censuré, le banni, réapparaît un siècle plus tard. Doit se retourner dans sa tombe, bien qu’il n’y est plus (Il se retournerait dans a tombe, s’il y était encore). D’ailleurs, les recherches de ce dernier avaient pour but à l’époque « d’entrer », de « contacter » ce que nous appelons les mondes subtils, les différentes fréquences vibratoires auxquels notre conscience illimitée, infinie (tel que nous sommes), a accès. Il croyait pouvoir y parvenir en passant par l’extérieur de lui-même, avec toute la panoplie d’expériences que nous connaissons  désormais. Ceux qui le finançaient avaient d’autres projets.

Ses trouvailles ne firent pas long feu, du moins  auprès du grand public.  Leurs applications, elles, par contre, continuent d’être utilisées au quotidien, générant  de majestueux profits pour qui en détient les usages et brevets. Énergie libre, dites-vous? Et parce que la liberté a un prix, il est de notoriété de la mettre en vente. Économie de marché. Remarquez que dans le terme Économie de marché, l’on retrouve « la confrontation de l'offre et de la demande telle qu'établie par le libre jeu du marché. », libre jeu du marché.

Ce libre jeu du marché, cette possibilité de confronter l’offre et la demande, qui en détient les rênes? Au même titre que les enjeux sur l’alimentation écolo-bio-végano-moraliste (Texte du 6 juillet, Manger avec la Bourse), ce sont encore les multinationales qui font la pluie et le beau temps. La majorité de ce qui s’offre comme alternative d’énergie renouvelable, verte, est encore promulguée et détenue par ces compagnies cotées en Bourse. Un monopole n’attend pas l’autre. Culpabilisé dans notre conscience de consommateur, notre corps émotionnel, vital, s’ouvre aisément aux discours des sauveurs. « Il est urgent d’agir autrement, ça fait longtemps qu’il est trop tard. » Et patati patata.

À nouveau, les multinationales s’en mettent plein les poches, les actionnaires jubilent de cette aisance, au-delà de leurs leçons de morale dont ils nous bombardent, et s’invitent eux-mêmes à consommer encore plus avec tout cet argent qui coule à flot. Le bonheur est dans les prés verts (poésie). Si donc on nous vend de l’énergie libre, où se trouve cette liberté de la consommer librement sans avoir à débourser un sou? L’énergie est libre mais pour y avoir accès, certains en ont fait une propriété privée et s’enrichissent aux dépens de ceux qui ne possèdent pas cette technologie. Nous sommes toujours sous tutelle, esclaves et soumis à la loi du marché économique. Les moins nantis seront toujours les premiers accusés. Ce sont eux aussi qui crient aux changements, gobent les discours discriminatoires, en font la promotion comme un devoir sacré sans se rendre compte qu’ils s’autosanctionnent.

Pour bien piéger la/le consommatrice/teur, la/le garder prisonnière/ier de fausses croyances, on lui inculque qu’il y a un commencement et une fin à tout (l’influence religieuse). En transposant ce dogme sur les énergies fossiles, les experts, les scientifiques – à la solde des monopoles, ils y vont de leurs pronostics (prédire l’avenir, boule de cristal (?)), de leurs diagnostics (jeter un sort, programmer les cerveaux) les plus dramatiques qui soient. Une implantation dans les consciences d’une destruction de l’humanité. Connaissent bien les rouages de l’imaginaire humain et les délires qui lui donnent de l’expansion.

Agitez le loup de la peur dans un sens et les moutons s’échapperont dans l’autre.  Or, l’autre sens est un cul-de-sac. Il ne garantit pas l’avenir que la pub nous vend. Il sert tout au plus les intérêts des marchés boursiers, financé par l’athéisme scientifique qui a pour objet d’étude la matière, le monde physique. Exit la métaphysique. Cette science qui va même jusqu’à ridiculiser, par ses propos mensongers, l’être humain et son potentiel sans limite. Elle fait tout en son pouvoir pour nous rendre dépendant d’une apparente force plus grande que soi. Ah la vilaine! Sclérosés du bulbe, nous acceptons de cristalliser notre réflexion sur la matière comme étant une réalité tangible, une preuve irréfutable de son existence, en occultant qu’elle n’est qu’illusion, que ce qui est réel dans cette expérience n’est que sa sensation, que c’est la sensation de matière qui se vérifie et non pas la matière elle-même.

Nul doute que tout ce qui existe n’est qu’énergie. Que sans conscience, rien ne serait. Que cette conscience est avant tout, depuis toujours et pour toujours, énergie. Nous pouvons démontrer à perpétuité qu’il n’y a que transformation de celle-ci, que la perte d’énergie est un concept incongru utilisé pour manipuler allègrement les gens, les contraindre à l’obéissance. Nous ne sommes qu’énergie, mais avons vendu la liberté qui vient avec, pour les fers, partout. Du coup, il est totalement faux de prétendre que tel ou tel type d’énergie disparaitra en raison de sa surconsommation. Nous créons ce dont nous avons besoin, indéfiniment.

La pollution, bien qu’expérimentée comme réelle, n’en est pas moins une création personnelle, collective, parce que nous y croyons, que notre pensée, aidée par la propagande environnementale, nous y dirige, nous y contraint. Nous nous étonnons alors de constater qu’effectivement la pollution « existe » sans nous soucier que nous la maintenions en vie par le focus, la concentration déployée à son endroit.

L’énergie est renouvelable à l’infini. La notion de gaspillage n’a pas de réalité, sinon que par comparaison et ignorance. Nous sommes énergie, mais ne sommes pas libres. Viendra le jour prochain où nous exploserons nos chaines d’esclaves et circulerons tels des électrons, gratuitement, librement. Nous déploierons notre essence même, sans recours à aucune forme d’énergie extérieure. L’énergie libre c’est Soi.

Merci à Anne Mergault (La Plume Affûtée) pour la mise en forme. Annie Tremblay, Directrice Web, correction, images.

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