S’il est un exercice qui mérite de l’admiration, c’est bien l’art de se jucher sur un talon de 10 centimètres!
Porter le talon haut est un privilège bien féminin, la preuve est que la drag queen ou la transsexuelle en font leur porte-étendard de féminité. La grâce, le mouvement et le principe de la verticalité doivent être questionnés lorsque nous voyons certaines femmes mal porter un soulier plateforme ou un talon « plein ». Les modes se suivent et les chaussures se réinventent mais pour moi, seul le VRAI soulier à talon très fin stiletto (très aiguille) vaut les efforts exigés. Mais cela est bien sûr une question de goût.

Mme Karr a été ballerine et moi aussi, pourtant il me semble que lorsque j’ai entreposé mes pointes dans ma grande malle bleue au sous-sol, je m’étais promis de ne plus avoir mal aux pieds, au dos et à mon orgueil. Pourtant dernièrement je me suis achetée une paire de souliers dont les talons font 10 centimètres. Je les adooooooore! Maintenant je cherche des occasions pour les porter. Ils sont bleus et teeeeeellement confortables! Voyez, cela est possible.

Lors de mes conférences sur le savoir-vivre, je touche à la bienséance, donc aux exercices de maintien. Ils sont incontournables. Savoir comment se tenir, comme si notre tête était soutenue par un fil, est remarqué de tous. Donner à ses épaules le droit de se jeter un coup d’œil dans le dos fait ressortir légèrement la poitrine et redonne à la colonne vertébrale un peu de dignité, tout en faisant travailler les abdominaux. Mais plus que cela, se tenir droit impressionne et donne aux gens qui nous regardent le sentiment que nous sommes fiers et conscients de nos capacités et physiques et psychologiques. On intimide ou « niaise » moins quelqu’un qui marche, s’assoie et surtout regarde droit devant lui, plutôt que de contempler ses pieds ou les craques de trottoir.
UN PEU DE CLASSE MESDEMOISELLES!
Les bals de finissants feront très bientôt vibrer des milliers de jeunes filles très fières d’enfin quitter les bancs du secondaire. Une soirée qui s’annonce mémorable dans tous les sens du terme. Le choix de la robe a été toute une affaire, sans oublier celui de la chaussure. Les cartes de crédit et les longues négociations ont fini par aboutir. Les douces mamans et les papas gâteaux ont pleuré en voyant leur fille essayer leur robe et ils ont certainement souri en coin en voyant l’inconfort de leur progéniture à marcher dans les chaussures fines qu’elle a choisies.
La jeune Maude, 16 ans, passe le plus clair de son temps dans des souliers de course et n’a porté jusqu’ici que la chaussure plate de type « ballerine » lors de certains événements. « Le bal de finissants arrive et je ne sais même pas marcher avec ces échasses », pense-t-elle. Elle se « pratique » dans sa chambre à porter ses beaux souliers de satin rouge écarlate. Elle a déposé son miroir par terre et se regarde les pieds lassés de rouge. Elle admire ses escarpins soyeux; elle les a photographiés pour les mettre sur son Facebook. Sa mère lui a dit de les porter pour s’habituer et « casser » la chaussure. Rien n’y fera, il lui manque l’essentiel. La grâce et surtout le contrôle de son corps dans l’espace.

Pour votre fille chérie, vous avez dépensé une fortune pour une robe, de belles chaussures, louer la limousine. Elle ira chez la manucure, la coiffeuse et la maquilleuse professionnelle. Il lui manquera pourtant l’essentiel. Ce petit quelque chose qui doit être enseigné à toute jeune fille digne de porter une robe de bal. Le maintien et comment porter le talon haut. Comment descendre un escalier sans accrocher son talon derrière sa robe et surtout comment descendre (ou monter) un escalier dans la plus grande dignité. Évitez-lui l’inconfort ou l’affront d’une chute et même une éventuelle entorse à la cheville en lui procurant le deuxième livre de Tina Karr.
Tant qu’à y être, lisez-le avant de l’offrir à votre fille et surprenez votre homme en lui démontrant que vous n’avez pas enterré votre féminité en ressortant vos chaussures noires aux talons sertis de diamants. Peut-être vous offrira-t-il prochainement une occasion de sortir de la maison et porter à nouveau ces souliers et cette robe qu’il a toujours trouvée sexy. Essayez pour voir… si LUI ne vous remarque pas, quelqu’un d’autre le fera!

Source : LaMetropole.com
SANDRA PARÉ
ÉDITIONS LA SEMAINE






Merci de nous faire sourire avec vos chroniques. J'adore particulièrement celle-ci!
Un gros merci pour vos recommendations et un gros bravo pour ce savoir partagé!
Je trouve particulièrement intelligent de recommander un livre sur le port du talon haut alors que pour nous, les hommes, les talons hauts restent le symbole de la féminité par excellence.
Et il est d'autant plus important de savoir les porter avec grâce et élégance quand ce sont nos propres jeunes filles: en tant qu'hommes et pères, la dernière chose que nous souhaitons est que notre progéniture puisse projeter une image qui n'est pas la bonne.
Bravo pour cette suggestion d'acheter un livre qui prône l'éducation du savoir-vivre et du savoir-faire!
A la fin juin, il y aura des centaines de jeunes filles de 16-17 ans qui regretteront de ne pas avoir appris les rudiments du port des talons hauts.
Pour ma part,je sais ce qu'il me reste à faire: vous venez de me donner l'idée d'un cadeau utile et essentiel. Merci à vous et à Tina Karr
J'adore ce livre de Tina Karr sur l'art de porter les talons hauts. Il est rafraichissant et touche à la féminité à l'état pure.
Je suis déjà une grande adepte des talons hauts, plus besoin de me convaincre. Comme les hommes rêvent de collectionner des voitures, moi en tant que femme, ce sont les chaussures. J'en possède une trentaine qui rivalisent entre elles au niveau de la hauteur. J'aurai bientôt un walk-in pour les étaler fièrement.
J'espère bien que Tina réussira à faire en sorte qu'il y ait plus de femmes en talons aiguilles. C'est tellement plus classe et sexy qu'une ballerine.
Merci Tina pour ce livre et Sandra pour les belles chroniques!
Klé