Vendredi, 4 mai 2012

VOILÀ OÙ MÈNE NOTRE ACQUIESCEMENT!

Tout a été dit à propos des étudiants et de leurs manifestations. Une revendication bien légitime quand on pense à tout l’argent qui se dépense par nos gouvernements dans notre dos.

 
Dans son livre « Apartheid universitaire » l’auteur Louis-Préfontaine explique la différence qu’il y a entre le financement des universités anglophones et le financement des universités francophones. Un dossier dans lequel les minorités visibles sont au cœur du problème ET au cœur de la solution. Un dossier où les gestionnaires se font prendre la main dans le sac. Un dossier où l’argent ne se rend pas (encore une fois) là où elle devait aller. Qui paie pour ça? Vous et moi; que vous ayez des enfants ou non et si par malheur vous en avez, vous devrez plonger votre main dans votre poche deux fois plutôt qu’une!

LA LANGUE AURAIT-ELLE À VOIR DANS CE CONFLIT?

Certes, d’apprendre que nos valeureux étudiants se battent dans les rues pour éviter de payer un simple 50 cents par jour nous semble bien anodin. Mais le combat n’a aujourd’hui plus rien à voir avec le cinquante sous! Il a à voir avec des jeunes qui en ont plein le (…) de savoir qu’ils devront payer pour une population qui ratisse tout l’argent qu’elle peut, sans se soucier de ceux qui vont passer après. Fini le temps où les enfants héritaient de la maison familiale. Aujourd’hui, les parents et les grands-parents ont l’intention de vivre vieux et de dépenser tout leur pécule, avant de passer au statut de cendres.

À l’heure où le recul du français et la question des frais de scolarité font la manchette, Louis Préfontaine, dans son livre, propose à la fois de sortir du cadre limitatif d’une Loi 101 trop souvent centrée sur l’affichage et de mettre fin au surfinancement des institutions de langue anglaise. Appuyé de sources fiables, il dénonce le fait que le Québec alloue près de 30 % du budget universitaire aux universités de langue anglaise, alors que la population qu’elles devraient desservir n’atteint pas 6 %. 

S’appuyant sur des recherches sérieuses, il compare les aménagements linguistiques de nombreuses nations, souveraines ou dans un cadre fédératif, et conclut que le Québec constitue une anomalie. Aucune nation sur cette planète ne finance davantage l’éducation supérieure de sa minorité que le Québec. Avons-nous créé notre propre Apartheid universitaire? L’auteur du livre nous questionne.

DONNER AU SUIVANT? PAS QUESTION!

Les dirigeants qui gèrent les budgets de nos de sociétés d’État partent trop souvent avec le contenu de la caisse. Prime à la performance, contrats d’emploi avec prime de départ « béton ». Aucun ne « ménage » de sous, pour le bien du suivant. Voyages classe affaire, restaurants de luxe, on est loin de la réunion dans la salle de conférence avec des sandwichs pas de croûtes et de la salade de chou. Pour nos dirigeants, donner au suivant n’existe pas, ils prennent tout et ils le prennent MAINTENANT!

…ET SI LE MESSAGE DES ÉTUDIANTS ÉTAIT PLUTÔT POUR NOUS TOUS?

Nous avons, vous et moi, notre lot d’écœurement à propos des augmentations que le gouvernement impose. Peut-être que nos jeunes réussiront grâce à leur entêtement de « supposés » enfants gâtés à ébranler plusieurs gestionnaires malhonnêtes et à ceux qui ont la main dans le coffre-fort jour après jour. Peut-être que lorsqu’un haut dirigeant demandera une prime de départ dans son contrat d’embauche, il aura quelqu’un qui mettra un « HO-LÀ » ou une condition SINE QUA NON? Pourquoi ne pas créer un comité pour gérer tout cela?

ANNE-FRANCE GOLDWATER À LA TÊTE DU COMITÉ

Les primes de départ des dirigeants de sociétés d’État devraient faire partie d’une évaluation de la part d’un comité de déontologie indépendant. Je mettrais Me Anne-France Goldwater à la tête du comité. Je suis certaine qu’il y aurait quelques têtes blanches qui se feraient savonner et retourneraient à la bergerie « la fale à terre » comme dirait ma mère! Ça prendrait quelqu’un comme elle, ayant assez de sensationnalisme pour rendre tout ça public et les faire passer, EUX pour des enfants gâtés, au lieu de nos enfants. 

Une femme, avocate de surcroît, qui ose dire (parait-il) à un ex-mari, dans une cause de divorce, qu’il a un trop petit zizi pour faire plaisir à sa femme, mérite mon admiration. Car toute personne intelligente sait que la grosseur du zizi n’a rien à voir dans l’affaire, mais plutôt le désir de l’homme de s’occuper de sa femme et ce, peu importe le jouet utilisé. Cette femme dit ce qu’elle pense et ça, ça vaut cher! Une personne, homme, femme ou étudiant(e) qui se tient debout pour ses idées, ça se respecte!

FINANCIÈREMENT NOUS NE SERONS JAMAIS ÉGAUX

Nous avons tous des amis qui travaillent dans une société d’État, dans la construction ou qui occupe un poste où l’on sert la main en échange de quelques services personnels. Nous connaissons tous aussi quelqu’un qui s’est fait « ramasser » par les impôts, qui a fait faillite ou qui doit plus d’argent qu’il ne pourra rembourser. Nous connaissons tous « un pauvre » comme on les appelle. D’un côté comme de l’autre, il transpire un grand déséquilibre dans la gestion de nos impôts et la misère a intégré la famille moyenne qui, jusqu’à aujourd’hui, pouvait avoir confiance en ses dirigeants. Le gouvernement se sert joyeusement dans nos poches sans nous demander notre avis.

Nos jeunes en ont marre! Ils nous voient aller et nous demandent clairement des comptes. Ils ne veulent pas « sauver » un simple 50 cents pour se payer un café. Ils veulent nous dire qu’ils voient très bien les agissements « nébuleux » de nos politiciens, de nos dirigeants de société d’État et les redistributions qu’ils se font sous la table et de préférence lors d’un souper bien arrosé, dans un hôtel de Québec, de Charlevoix, si ce n’est pas à Rio de Janeiro. Le vol a assez duré! Ça coûtera ce que ça coûtera, mais les étudiants sont dans les rues pour y rester. Il y va de notre désir de peuple à vouloir se faire respecter et à nos jeunes d’espérer un meilleur avenir que celui qui est en train de se dessiner.

TÔT OU TARD, IL Y AURA DES ÉLECTIONS!

Je prévois cette année une participation majeure aux élections provinciales. Car lors de cette élection, les jeunes qui tentent de se faire entendre vont TOUS aller aux urnes. Je prévois que les Libéraux auront beau se battre tant qu’ils veulent,  les jeunes vont savoir se faire entendre et vont changer l’avenir du Québec. Espérons que les parents seront pour une fois d’accord avec leurs enfants et voteront pour une société mieux gérée.  Moi qui n’ai JAMAIS imaginé que je pourrai vivre dans un Québec souverain, je commence à me dire que tant qu’à avoir Harper et Charest, nous regarder « de travers », j’aime aussi bien qu’ils se fassent chauffer les oreilles par une femme, qui n’a pas peur de grand-chose dans la vie et aussi par des jeunes qui sont capables de se faire entendre par TOUTE la population.

Les Québécois des moutons! Même pas capable de supporter leurs enfants! Je ne suis pas étonnée! Vous n'avez pas la fibre patriotique. Ici en Bretagne, nous serions tous auprès d'eux et ça ferait longtemps que le gouvernement aurait plié!!!

Sophia Grimaud - 4 mai 2012
Monsieur Préfontaine semble soulever un fait qui passe sous silence. Espérons que son livre se retrouve sur toutes les tribunes pour enfin mettre le doigt sur le bobo!

Daniel Pitre - 4 mai 2012
J'ai découvert un point de vue différent sur le conflit entre étudiant et le gouvernement. Je n'avais jamais entendu parler de Monsieur Préfontaine et je vais l'ajouter a ma liste de livre a lire. C'est la première fois que je vous lis et j'ai hâte a votre prochain article.

Marc Bricault - 4 mai 2012
Rien de nouveau sous le soleil.. L'histoire se répète..


yrfuff - 5 mai 2012
Demain n'a pas fini de nous donner des sueurs froides.
Mais, nous restera-t-il assez d'eau pour se permettre de suer...

Lolita Leblanc - 7 mai 2012
Dommage qu'il n'y est pas plus de parents comme vous ! Pourquoi les jeunes n'ont-ils pas plus de support de leur parents, oncles et grand-parents ! J'espère que vous avez raison et que l'avenir du Québec prendra une meilleure direction. Très bon blog, vous amenez des points très pertinents !


Samuel Bricault - 8 mai 2012
Ça fait du bien d'entendre une telle opinion, je côtoie malheureusement beaucoup de personnes ayant de nombreux préjugés envers les étudiants et une opinion fermée envers ce conflit. C'est vraiment intéressant et j'espère que beaucoup de gens vont lire cet article pour comprendre qu'il y a vraiment deux côtés à la médaille...

Shana - 15 mai 2012
Nom (pseudo)
Courriel (non-divulgé)
Lien Youtube
Réagissez à cet article.
Je désire m'inscrire à l'infolettre La Métropole.
Saisir les 5 caractères