Kim Schmitz, alias Kim Dotcom, à Hong Kong en 1999 (Handout/Reuters)Impossible de ne pas en avoir entendu parler : l'un des principaux sites de streaming (transmission en continu en français) et de téléchargement de videos, Megaupload, a fermé le 19 janvier, plongeant dans le désarroi des millions d'internautes accros de séries télévisées et de films.
RAPPEL DES FAITS
C'est la justice américaine qui a ordonné la fermeture du site megaupload.com. En fait, elle s'est attaquée au nom de domaine : la société Verisign en Californie gère les domaines ".com", comme c'était le cas de Megaupload. Cette société a reçu une injonction judiciaire et a donc coupé le nom du domaine, privant ainsi des millions d'utilisateurs de leur site de téléchargement préféré.
Le fondateur du site, Kim Schmitz, a été arrêté et a comparu avec trois autres accusés devant la justice néo-zélandaise. Ils sont accusés d'avoir entraîné des pertes de plus de 500 M$ aux détenteurs des droits d'auteur de fichiers distribués illégalement sur le site. Grâce aux abonnements et à la publicité, ils auraient engrangé des profits de 175 millions de dollars. Kim Schmitz devrait faire appel de la décision de la justice néo-zélandaise de le maintenir en détention. Il est menacé d'être extradé vers les États-Unis et risque 20 ans de prison. La fermeture de Megaupload a suscité des représailles de la part d'Anonymous, un collectif ou plutôt un mouvement de pirates qui a mis hors service plusieurs sites, comme celui du FBI ou encore de la présidence française qui avait salué l'initiative américaine.
LES UTILISATEURS VEULENT RÉCUPÉRER LEURS FICHIERS
Beaucoup d'utilisateurs consultaient les sites de streaming (dpstream, streamiz...) pour visionner les films ou séries télés de leurs choix en toute légalité. Depuis que Megaupload a fermé, la plupart des fichiers ont disparu de ces sites parce que la majorité provenait de Megaupload. Restent tout de même d'autres sites qui permettent de regarder beaucoup d'autres vidéos (Videobb, Mixture...) et comme Megavideo (= Megaupload) ils proposent des services payants de téléchargement légal. Les consommateurs de Megaupload se demandent : « que vont devenir mes fichiers téléchargés? » Les données sont conservées deux semaines supplémentaires (un court sursis).
Les deux hébergeurs des fichiers (Carpathia Hosting et Cogent Communications) menacent de louer les espaces jusque-là fournis à Megaupload parce qu'ils ne reçoivent plus les paiements depuis la fermeture du site le 19 janvier. Ils ont bloqué l'accès aux fichiers, qui risquent d'être supprimés faute d'accord. Les utilisateurs pourront récupérer leurs fichiers légaux si le FBI autorise l'accès à Megaupload, mais aussi les fichiers illégaux, ce qui pose problème. Peu de chances d'aboutir à des dédommagements en cas de plainte puisque Megaupload prévoyait dans ses conditions d'utilisation d'être non-responsable de la perte des données. Une ONG, Electronic Frontier Fondation (EFF), vient en aide aux abonnés qui souhaitent récupérer leurs fichiers légaux.
Affaire à suivre!
SITE SPÉCIAL POUR CENTRALISER LES DEMANDES (UNIQUEMENT EN ANGLAIS)
MEGARETRIEVAL
SITES MÊME GENRE QUE MEGAUPLOAD
STREAMIZ
DPSTREAM
Sources : Le Monde, RC, Europe 1, BFMTV, Le Point, La Presse
ELECTRONIC FRONTIER FONDATION
C'est la justice américaine qui a ordonné la fermeture du site megaupload.com. En fait, elle s'est attaquée au nom de domaine : la société Verisign en Californie gère les domaines ".com", comme c'était le cas de Megaupload. Cette société a reçu une injonction judiciaire et a donc coupé le nom du domaine, privant ainsi des millions d'utilisateurs de leur site de téléchargement préféré.
Le fondateur du site, Kim Schmitz, a été arrêté et a comparu avec trois autres accusés devant la justice néo-zélandaise. Ils sont accusés d'avoir entraîné des pertes de plus de 500 M$ aux détenteurs des droits d'auteur de fichiers distribués illégalement sur le site. Grâce aux abonnements et à la publicité, ils auraient engrangé des profits de 175 millions de dollars. Kim Schmitz devrait faire appel de la décision de la justice néo-zélandaise de le maintenir en détention. Il est menacé d'être extradé vers les États-Unis et risque 20 ans de prison. La fermeture de Megaupload a suscité des représailles de la part d'Anonymous, un collectif ou plutôt un mouvement de pirates qui a mis hors service plusieurs sites, comme celui du FBI ou encore de la présidence française qui avait salué l'initiative américaine.
LES UTILISATEURS VEULENT RÉCUPÉRER LEURS FICHIERS
Beaucoup d'utilisateurs consultaient les sites de streaming (dpstream, streamiz...) pour visionner les films ou séries télés de leurs choix en toute légalité. Depuis que Megaupload a fermé, la plupart des fichiers ont disparu de ces sites parce que la majorité provenait de Megaupload. Restent tout de même d'autres sites qui permettent de regarder beaucoup d'autres vidéos (Videobb, Mixture...) et comme Megavideo (= Megaupload) ils proposent des services payants de téléchargement légal. Les consommateurs de Megaupload se demandent : « que vont devenir mes fichiers téléchargés? » Les données sont conservées deux semaines supplémentaires (un court sursis).
Les deux hébergeurs des fichiers (Carpathia Hosting et Cogent Communications) menacent de louer les espaces jusque-là fournis à Megaupload parce qu'ils ne reçoivent plus les paiements depuis la fermeture du site le 19 janvier. Ils ont bloqué l'accès aux fichiers, qui risquent d'être supprimés faute d'accord. Les utilisateurs pourront récupérer leurs fichiers légaux si le FBI autorise l'accès à Megaupload, mais aussi les fichiers illégaux, ce qui pose problème. Peu de chances d'aboutir à des dédommagements en cas de plainte puisque Megaupload prévoyait dans ses conditions d'utilisation d'être non-responsable de la perte des données. Une ONG, Electronic Frontier Fondation (EFF), vient en aide aux abonnés qui souhaitent récupérer leurs fichiers légaux.
Affaire à suivre!
SITE SPÉCIAL POUR CENTRALISER LES DEMANDES (UNIQUEMENT EN ANGLAIS)
MEGARETRIEVAL
SITES MÊME GENRE QUE MEGAUPLOAD
STREAMIZ
DPSTREAM
Sources : Le Monde, RC, Europe 1, BFMTV, Le Point, La Presse
ELECTRONIC FRONTIER FONDATION
Megaupload - parodie







On ne mesure pas les torts que le piratage peut faire à une industrie, surtout à cause du mythe selon lequel les producteurs, réalisateurs, acteurs et artistes en tout genre sont tous riches à craquer. Pourtant, les besoins vitaux à satisfaire et les comptes à payer ne sont pas virtuels eux, non seulement pour les personnes que je viens de mentionner mais aussi pour tout les artisans de l'ombre (techniciens, costumiers, maquilleurs, etc).