Vendredi, 21 décembre 2012

FELIZ NAVIDAD!

On a tous de beaux moments que nous chérissons dans notre banque de souvenirs. On ferme les yeux et, en l’espace d’un instant, nous sommes replongés dans cette belle énergie. Aujourd’hui, j’ai revécu mon Noël à Mancora au Pérou d’il y a deux ans.

 

Je ne devais pas être au Pérou... Je devais être à Rio de Janeiro dans la maison secondaire d’un producteur américain. Puisqu’une énorme omission avait été commisse, j’avais appris la journée de mon départ pour le Brésil que je ne pouvais pas y aller. Une formalité de base très importante n’avait pas été faite… Il me fallait un visa! Et un délai de 10 jours était nécessaire pour la production de ce document. Mes amis brésiliens, l’agence de voyages ainsi que moi-même, qui est habituellement très renseignée, étions passé à côté!

Je me souviens de la dame chez Air Canada qui m’a demandé mon visa.

Valérie : De quel visa parlez-vous?!!

Employée : Celui nécessaire pour rentrer dans le pays!

Valérie : Oups! Êtes-vous en train de me dire que je suis dans la merde?

Employée : C’est une façon de voir les choses…

Valérie : Quelles sont mes options?

Employée : Aller à l’ambassade du Brésil demain, ça prendra une dizaine de jours selon le site internet du pays.

Valérie : Sinon, je fais quoi?

Employée : Songer à une autre destination?

Valérie : Puisque je reviens par Lima en janvier, je pourrais y aller directement.

Employée : C’est ce que vous voulez?

Valérie : L’imprévisible est toujours sympathique!

Je me retrouvais à Lima pour un mois de cette façon impromptue. Puisque j’avais un « leg » entre Rio et Lima en banque que je ne pouvais utiliser, j’étais allée au bureau de la compagnie aérienne pour modifier mon vol. En 24 heures, j’oubliais Rio et tout ce qui avait été organisé et j’étais dans cette succursale à chercher une nouvelle destination! J’ai regardé les brochures et j’y ai vu une photo d’un pouce par un pouce avec comme slogan : Paradise for surfers! C’était la destination parfaite pour moi qui affectionne ce sport!

À l’aéroport de Tumbes, la ville la plus au nord du Pérou, j’avais suivi un couple d’américain vers Mancora, car c’était, selon eux,  le meilleur endroit pour surfer. Ma naïveté m’avait fait choisir une destination pour 10 jours à partir d’une minuscule photo et des étrangers, qui sont devenus des amis, m’avait conduite à plus de deux heures de route vers cet endroit mystique qui à première vue représentait l’une des images les plus désolantes que mon regard ait vu. Tout se bousculait dans ma tête. Pour reprendre le cap, à mon réveil, je suis allée me louer une planche de surf et me suis dirigée dans cette mer agitée qui semblait m’appeler. Assise sur ma planche à étudier les vagues avec les autres surfeurs, j’étais libre et surtout heureuse. La vague parfaite s’est pointée, elle approchait de moi, elle était pour moi! Je me suis allongée sur ma planche et j’ai commencé à ramer pour la saisir à une bonne vitesse. Elle était intense, comme je les aime. Quand je fus sur la vague, j’ai poussé pour me redresser et pouvoir m’amuser, la surfer! Tout allait bien quand une zone de déferlement massive m’a engloutie dans la mer et je me suis fracassée l’épaule. C’était la fin du surf à la première vague!

De retour vers mon hôtel, je suis arrêtée prendre un café et c’est alors que j’ai rencontré Jonathan ce cuisinier qui allait devenir mon meilleur ami au Pérou. Nous étions inséparables. Je passais une grande partie de mon temps au restaurant qui l’employait. Les propriétaires de cet endroit avaient deux petites filles qui m’adoraient. Ensemble, nous allions jouer à la plage, au parc, au ballon. Malgré la barrière linguistique, nous arrivions à avoir du plaisir. Nous vivions l’instant présent!

La veille de Noël, j’ai été touchée quand les propriétaires m’ont invitée à célébrer le réveillon avec eux selon la tradition péruvienne avec Jonathan. Puisque c’est une Fête de partage, j’avais invité mes voisins de chambre, un couple charmant de Vancouver à se joindre à nous. J’avais reçu quelques invitations pour cette fête. Personne ne voulait me laisser seule. Nous n’avions pas beaucoup de nourriture dans nos assiettes mais tout était délicieux!

C’était un moment magique qui est bien ancré dans mon cœur. J’étais émue par cette générosité. Le lendemain, j’ai voulu remettre au suivant le geste de la veille. J’étais allée en autobus dans un village de pêcheurs, voisin, pour y découvrir un nouvel endroit qu’Ernest Hemingway affectionnait pour la pêche à l'espadon. Pour le dîner au restaurant, j’ai pris la facture de tous les clients présents et j’ai dit : Feliz Navidad!

On m’a enseigné une belle leçon dans ce pays du tiers monde. La famille est celle qu’on forme avec notre cœur.

À tous, je vous souhaite le plus beau Noël qui soit!

Source : LaMetropole.com

VALÉRIE VANDAL
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ss - 28 octobre 2017
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